2026, peut-être ma dernière année de dev telle que je l’ai connu il y a maintenant 10 ans.
2016, je débarque dans ce monde par la porte du dev web, dans une startup parisienne qui était le “shazam des célébrités” (Reminiz, devenu Context).
En gros, je devais bosser sur une app interne pour annoter des photos de célébrités, les stocker dans une base de données, qui était ensuite utilisée pour reconnaître des célébrités sur les flux de la TNT.
C’était cool, j’ai appris les bases du dev web sur le tas, direct en mode full stack. Pas le temps de niaiser.
À la base, j’ai une formation en robotique et machine learning (bref c’est pas le sujet).
Dédicace au CTO de Reminiz de cette époque révolue @Antoine Biard, qui m’a formé à ce métier de la plus belle des manières:
J’vous ai dit, c’était une époque dingue. J’en apprenais tous les jours. Je kiffais ça.
Et puis les années sont passées, j’ai fait 4 ans dans cette boite, où il fallait tout gérer tout seul, entre newbies et passionnés.
Toute la stack, du design au code, à l’infra, le monitoring, bref tout cela sur le dos d’une équipe de 4 personnes. Fallait tout apprendre.
Quand je dis tout, c’est vraiment tout:
kops, pas de EKS managed, pas de GKE, rien de tout cela).Et on a réussi. On en a sué, mais on y est arrivé. Et purée que c’était bon d’apprendre, de se sentir vivre à travers son taff.
Bon… j’abuse un peu mais c’était enrichissant.
Et après cette époque glorieuse, j’ai changé de taff, cherchant d’autres marchés, voulant voir de nouvelles choses.
Faire du freelancing, faire son métier pour un client direct -> complètement différent. Moins de dopamine, mais plus d’oseille.
Cette carrière a suivi son cours, et elle continue encore aujourd’hui (grâce à Dieu). Mais depuis plus d’un an maintenant, une chose a changé.

On va parler, de l’éléphant dans la pièce: la genAI. Pas Kling ou Nanobanana (ça on s’en fout ici), mais les agents codeurs. BOUM.
On ne va pas refaire toute l’histoire, mais en gros on est passé par plusieurs étapes:
Et puis…

Doux Jesus (calme-toi j’suis français, ça fait partie de la culture), quelle magie ! Cet outil a fait l’unanimité chez mes collègues et potes après un weekend de test.
Le truc t’envoie du code (ah il en génère, les 120 wpm me servent plus à rien).
Si tu lui donnes une base solide, plus besoin (ou presque, calme-toi), de taper du code. On exprime une demande, et les agents s’executent. Fascinant. Terrifiant.
Et là, en tant qu’ingénieur logiciel, on se pose quand même pas mal de questions sur notre rôle, notre carrière, et le futur de notre métier.
Alors oui, on a un semblant de productivité accrue, car certes il est physiquement impossible de taper du code aussi vite que ces agents ne génèrent de tokens.
Mais, si on fait son métier sérieusement, on relit, tout. Absolument tout. Même si on a des tests.
Alors, je ne dis pas que je le fais tout le temps (saturation cognitive) mais il faut le faire, afin d’éviter des surprises et surtout pouvoir comprendre et expliquer ce qui a été implémenté et comment.
Alors ce n’est pas un article sur “pour ou contre les agents codeurs”, on est pas en 2025. La réponse à cette question est limpide -> on ne peut être contre. L’industrie ne te le permettra pas.
Et donc … le contre coup, et c’est le point important de ce come-back: l’envie, la passion.
Nombre de développeurs que je connais sont dans ce cas: celui de ne plus savoir s’ils aiment ce métier, en tout cas s’ils l’aiment encore, sous sa forme actuelle.
Si on revient à mon expérience de 2016, les heures de tryhard, apprendre, se documenter, s’envoyer des heures de tuto sur YouTube (merci les indiens pour les travaux) pour acquérir des compétences et pouvoir les utiliser le lendemain au travail…
C’est malheureusement une époque révolue, je le pense.
Toi qui lit cet article, si tu débutes dans ce domaine, n’hésite pas à t’aider de l’IA pour apprendre plus vite, mais ne tombe pas dans le piège du Plan -> Approve sans au moins essayer de comprendre ce qui se passe.
Après cette terrible phrase de daron, venons en au titre de ce post: mon come-back.
Bon.. mon blog n’avait que 3 posts avant que je ne fasse celui-ci, mais ils datent de 2021… fallait que je revienne.
Pourquoi maintenant ?
Car j’estime avoir le temps de pouvoir transférer mon savoir, mes projets et mes expériences. 2026, claude code et je raconterai ce que je lui ai dit de créer.
Prochain article: un projet déjà fini et fonctionnel, qui nous servira de base pour les prochains: un petit cluster kubernetes avec des raspberry pis.
See you soon,
Adem.